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Un peu d’histoire…

Auriol d’hier…

Jadis, à Auriol, des marécages ont occupé le fond de la vallée, provoqués par des barrages de tuf successifs, qui entravaient le cours de l’Huveaune.

 Ces barrages semblent avoir disparu à la période préhistorique, permettant ainsi à l’Huveaune de s’écouler librement et de réduire les zones marécageuses.

On a trouvé sur le territoire de la commune des traces d’occupations depuis l’époque néolithique (grottes).

 Certaines époques ont laissé plus d’empreintes que d’autres :

·        Les celto-ligures avec les habitats perchés (Baou Rouge, Baou Redon, …)

·        La colonisation grecque avec le trésor d’Auriol (2137 pièces au quartier des Barres, datées vers 480 avant J.C. découvert en 1867,  reconnu comme l’un des premiers monnayages occidentaux, dispersé dans les plus grands musées du monde).

·         La colonisation romaine avec les « villae » de d’Aurengue, la Gastaude, la Mauricaude ….

·        Le Christianisme  avec l’église paléochrétienne : autel du 4ème siècle et les tombes au quartier St Pierre..

Le plus ancien nom de notre territoire, cité en 814, est celui de Podolium, Les habitants s’étaient installés depuis l’âge du bronze sur  une butte (Puy ou Pujol) ce qui donnera ensuite le nom du quartier.

Ils migreront  en 984 sur l’emplacement du vieil Auriol et s’abriteront plus tard sous un château féodal où cohabiteront les Abbés de St Victor et les Seigneurs des lieux (2 tours encore visibles). C’est à cette époque que sera réalisée l’irrigation de la vallée par des béals ou vallats qui ravitaillaient les premiers moulins. Des  remparts viendront  protéger le bourg (portes d’Abas, porte d’Amont, porte de l’horloge). Le château reconstruit après le 1er siège de 1383 est dévasté en 1593 par le Duc d’Epernon.

La vieille forteresse est alors abandonnée. Le bourg descend de sa plate-forme élevée et s’établit sur les bords de l’Huveaune. Les armoiries de la ville datent de 1697.

La population qui aurait été de 5 000 habitants en 1700 est décimée à nouveau par la peste de 1720 (la précédente était de 1576). En 1765, on ne compte plus que 3 000 habitants.

18 ème et 19ème siècles, âge d’or pour l’industrie d’Auriol : 13 moulins sur les Béals beaucoup encore visibles. Des vestiges du temps passé autres que ceux mentionnés entre parenthèses : ses oratoires, ses fontaines, ses norias et bien sûr ses moulins, et les resclaves sur l’Huveaune qui les alimentaient en  eau.

Auriol grandit au 19ème siècle et atteint 5 300 habitants en 1851.

A diverses reprises, la commune demande à être chef lieu de canton mais c’est au contraire une forte amputation qu’elle subit en 1880 par la création de la commune de La Bourine dénommée La Bouilladisse depuis 1910.

 

… à aujourd’hui

Sa population, au dernier recensement de 2008, était de 12 060 habitants. Cet accroissement est constant depuis 1960, date à la quelle on ne relevait que 2 900 habitants.

Cette augmentation, la ville la doit à sa proximité des grands axes autoroutiers et surtout à son emplacement particulier, dans la Haute Vallée de l’Huveaune au pied de la Sainte-Baume. Cependant, Auriol a su garder son âme, son paysage qui fait d’elle une ville à la campagne. De plus, elle possède quelques vieux hameaux dont Les Laget (abandonné),  Moulin de Redon et Pont de Joux, très industrialisés au 19ème siècle.

 Les terres autour d’Auriol continuent d’être cultivées, et l’huile d’olive en est réputée autant que le vin et les productions maraîchères.

Etymologie d’Auriol

– Le chemin Marseillais, importante voie massaliote puis romaine, qui conduisait de Marseille à Trets pour y rejoindre la voie aurélienne pourrait très bien être à l’origine du nom de notre commune ; mais on évoque aussi trois autres possibilités :

– Le loriot (« auruou » en provençal) qui figure sur les armoiries d’Auriol,

– Une appellation latine Aureatus (de couleur dorée),

– L’antique Auro (le Levant).

Auriol signifie classiquement le loriot ( l’oriol). Le loriot est un genre de passereau à la voix forte et éclatante, au plumage élégant où domine le jaune chez le mâle et le vert chez la femelle.